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Espace ======= temps

 

 

Je n’habite plus le temps

comme une visite insoupçonnée

le temps m’habite

me cerne

lentement

me délimite son espace

 

 

 

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Je te murmure

 

 

 

Les vagues lui bricolent un horizon

le ciel étendu collé sur une ligne bien droite

 

 

pour une oeuvre achevée

du mouvement

du relief

 

 

elles la déchirent

la triturent

lui retournent les voiles

 

en trois dimensions

la mer est un patchwork

 

moi

je la souhaite calme et tranquille

j’ai envie d’un édredon

 

je te murmure à elles

 

et doucement elles s’apaisent les vagues

me bercent de l’instant présent 

me dessinent comme un duvet sur la plage

 

et je te murmure à moi

 

au cœur de mon océan

l’infinitude d’une mer est ma plus belle histoire

quand je te murmure

 

 

 

 

Te toucher

 

 

 

Du bout d’un monde

espérant te toucher

tellement je tends les bras 

les mots les plus doux me tombent des mains

mes lettres d’amour gisent ça et là

quelque part entre mon cœur et Toi

 

 

 

 

 

 

Juste avant le mariage de ses aiguilles

quand dans ce demain

le presque minuit invitera le jour

quand le coucou s’impatientera dans l’heure

je m’envolerai au-dessus de ton toit

 

par-delà les nuages

je dessinerai des guirlandes de lumières

partout partout partout

je ferai tourbillonner des confettis d’étoile

et sur la plus douce des mélodies

encore

j’ouvrirai le bal

 

de tout là-haut

tout mon ciel valsera pour toi

tout mon ciel valsera avec toi…

 

 

 

 

 

Laissez-moi crier

 

 

Elle disait…

 

À en brûler toute la douceur jusqu’à ses cendres

jusqu’à m’éteindre chacune des cordes de la voix

laissez-moi    c   r   i   e   r

laissez-moi    c   r   i   e   r    tout le mal que j’ai

cette douleur tant et tant et tant de fois étouffée

celle-là même que peut-être vous aussi éprouvez

 

Elle disait…

 

Laisse-moi    c   r   i   e   r    à en perdre la raison

celle-là même que j’ai eu peine à me faire naître…

 

 

 

 

 

 

Quand je frémis de tout mon être

le cœur vibrant sur une corde sensible

je déborde les lignes en écrivant

c’est plus fort que moi

trop à l’étroit

l’émoi prend plus que son espace

il envahit le tien

 

tu te replies

je me perds en toi

j’y reste au chaud

 

 

 

 

Une caresse

 

 

Telle la plus douce des caresses

quand tout tendrement

une à une

je dessine les fleurs de mots

j’ai des papillons au bout des doigts

les grands petits frissons au cœur des lettres

 

et c’est comme ça

toujours

depuis Toi