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Toi, mon poète

 

 

Tes lettres ont des ailes

l’envolée forte

d’une plume au vent

à me faire mouche

à me chambouler

à me poser

un à un

les frissons

droit au cœur

 

à me glisser 

des pages blanches

des nuits d’hiver

loin de tes mains…

 

Écris ta vie sur moi…

 

 

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Filigrane

 

Sur mes petits coussins de lettres

toute ma lumière en transparence

et comme dessous

la pureté de ce chemin qui n’en finit pas

je t’amoure infiniment depuis toujours

que j’ai écrit dans tout ce sens

celui que tu as donné à ma vie…

 

Sous chacun de mes mots

sous chacun de mes jours

tu es Mon Filigrane

et mon cœur est profondément gravé en toi…

 

 

Tout lentement

la nuit me déboutonne les heures

encore       

me met à nu

et tombée de moi

une autre nuit blanche à découvert

un rêve m’échappe

le même me revient

le même

toujours

des cheveux entre mes doigts

des mots forts en chuchotement

les mêmes

à l’infini

les mêmes

et un si merveilleux songe endormi entre mes bras… 

 

* * * * * * * * * * * * * * 

 

Pendant que la nuit dégrafe le firmament

le dénude tout doucement 

lumineuses et rayonnantes

sans pudeur

elles se dévoilent 

les étoiles à ciel ouvert

à nous inventer une Voie lactée

et c’est une belle histoire entre elle et elles

entre elles et moi…

 

 

 

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On ne pouvait pas se détourner d’une chose pareille. On regardait jusqu’au bout et on était perdu. Ne t’en va pas…

Nam Le  –  Le bateau

 

À ne pas pouvoir m’en détacher

jusqu’au bout

l’ai regardé

à ne plus pouvoir m’en détacher


depuis 

perdue

j’ai l’horizon ancré au fond des yeux…

 

 

 

Bien plus brûlante que le sable étendu sous ses pieds

tendrement marquée de son ailleurs titanesque

une précieuse empreinte toute dorée tatouée sur sa peau…

 

 

Infiniment portée par son grand bleu géant

à tout jamais

elle le rejoint

dans une vague de toujours

les heures brodées de petits coquillages

avec encore un peu de sable entre les doigts

elle veut lui raconter toutes les étoiles de sa mer

elle veut lui écrire tout le turquoise de son océan

elle veut lui offrir l’immensité de son horizon

et elle dit qu’il lui faut frotter ses lettres de toute son âme

pour qu’à tue-silence même

si tant profondément

toutes toutes toutes elles se sentent

toutes toutes toutes il les ressente…

 

 

 

 

Qui peut s’imaginer l’infinitude et la puissance de l’océan, pieds nus dans la rivière?

 

Un jour

l’océan devant soi

toute sa puissance qui vous foudroie

toute son immensité qui vous plonge dedans

 

plus fort que tout

plus fort que Nous

 

Un jour

l’emportance

oui

ce qui emporte vers l’infinie infinitude infiniment…

 

Un jour

elle dit qu’il lui est apparu

qu’il était là simplement devant elle

qu’elle l’a reconnu

son océan

comme s’il l’attendait depuis toujours

comme si elle l’attendait depuis toujours

pour y glisser tout son cœur dedans

et pour y prendre la mer…

 

Assise sur un si joli banc de mémoire

elle dit que personne ne peut comprendre de cet océan

tant qu’il ne connaît que le courant de la rivière

tant qu’il n’a pas été emporté par le large

tant qu’il n’a pas tangué très fort dans toutes ses vagues

qui vous ramènent toujours à Lui…

 

Et elle dit qu’un océan pareil ne vous emporte vraiment qu’une seule fois

et que jamais vous n’en revenez

que jamais vous ne voulez en revenir

et que votre cœur restera toujours en lui…

 

Garde-moi collée…

 

Mes murmurences et mon souffle court
sur ta peau abandonnée
très lentement
très doucement 
que je glisse en toi
le bleu et le ciel de mon océan entier
à perte de vue
hisse mes voiles
navigue-moi
tangue-moi
et garde-moi collée 
garde-moi collée collée collée…

De toutes tes marées
je te serai…