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Archive for août 2008

 
 
Me revoilà,
l’instant de quelques mots.
Ils ne sont pas de moi.
Parfois, je les emprunte…
 
J’ai eu envie de les partager,
comme ça,
tout simplement,
sans même demander la permission.
Parfois, je suis déviante.
Je souris, juste là…
 
Je vous raconte…
 
J’avais prévu une traversée sur la rive opposée.
Je souhaitais remplir mes yeux de notre magnifique…
Le Vieux-Québec.
Mais sans le savoir,
j’avais également rendez-vous avec un très grand homme.
Les lettres de Monsieur René Lévesque m’attendaient.
J’ai rempli mon coeur de ses mots.
 
Non,
il n’y a pas de hasards,
il n’y a que des rendez-vous.
Je le crois profondément…
 
Mon rendez-vous avec celui que j’ai rencontré le premier,
avant d’immortaliser tout le reste.
Particulier, car en principe,
j’avais prévu "escaladerma visite,
plutôt que de la "descendre".
 
Et j’aurais très bien pu ne pas le rencontrer aujourd’hui.
Le Vieux-Québec, c’est grand, et j’avais beaucoup à voir.
C’est comme ça, et pas autrement…
 
Je me plais à croire qu’il m’attendait,
qu’il avait prévu me rencontrer ce matin.
Il m’avait écrit…
En fait, il avait écrit à qui voulait le lire,
et l’entendre, surtout
 
 
 
 
" Il est un temps
où le courage et l’audace tranquilles
deviennent pour un peuple,
aux moments clés de son existence,
la seule forme de prudence convenable.

S’il n’accepte pas alors
le risque calculé des grandes étapes,
il peut manquer sa carrière à tout jamais,
exactement comme l’homme
qui a peur de la vie "

RENÉ LÉVESQUE
1922-1987


Premier ministre du Québec
de 1976-1985
 
 
Voilà,
il a remué quelque chose en moi,
une certitude,
s’il est possible,
s’il en est une…
 
Le peuple, c’est nous…
Le peuple, c’est aussi chacun de nous…
 

 
 
Fleur de mai
 
 

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Le vent…

 
Voilà…
 
Un dernier petit mot
avant de me laisser porter par le vent
 
Un simple petit mot
pour vous dire que le zéphyr m’envolera
tout doucement
sans faire de bruit
 
Un petit mot tout court
que je pose juste là
et qui reviendra peut-être un jour
le moment venu
 
Pour mieux écouter mon coeur me parler
je vous donnerai de mes yeux
mais garderai de ma voix
juste là
 
Et je me souffle
dans ces sensibles petites lettres
que je vous offre à vous mes doux amis
que j’aime beaucoup beaucoup…
 
Je vous laisse un petit peu de moi
dans ces pétales qui se dansent ici et là…
 
 
Je vous embrasse
Diane
 
 
 
 
 
 
Sous un faux-semblant
n’est point magicien le vent
dans ses mains agiles
dans son haut-de-forme
tout demeure
rien ne s’échappe
 
 
 
d’une existence certaine        
dans la douce brise             
se remue et se renaît           
un temps                        
 
d’une certaine existence        
dans une révolutionnaire tornade 
s’agite et se métamorphose      
un instant                      
 
 
 
rien ne se meurt profondément
même sous les grands vents
mêmes sous les grandes poussières
une frêle mémoire simplement tourbillonnée
demeure et demeurera
ne disparaît et ne disparaîtra
 
 
Et le vent de murmurer
dans un soupir
juste là…
 
 
 
Fleur de mai
 
 

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Cadeau…

 
 
On me l’a gentiment offert.
Un très beau sourire de la vie
qu’il m’a été donné de recevoir
juste là…
 
Je me plais beaucoup à partager…
Alors moi, je vous l’offre à mon tour.
 
Le partage devrait être une chaîne infinie…
 
Merci à toi, monsieur H.!
Merci à vous, monsieur Éluard!
De vous à toi
De toi à vous
 
 
 
Et un sourire
 
 
La nuit n’est jamais complète
 
Il y a toujours puisque je le dis
 
Puisque je l’affirme
 
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
 
Une fenêtre éclairée
 
Il y a toujours un rêve qui veille
 
Désir à combler faim à satisfaire
 
Un coeur généreux
 
Une main tendue une main ouverte
 
Des yeux attentifs
 
Une vie à se partager.
 
 
Paul Éluard, Le Phénix, 1951
 
 
 
 
 

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Avec ma voix

 
 
 J’écrirai infiniment
jusqu’à déraisonner…
ma voix
… je la crierai éperdument
 
 
 
    qu’elle s’apaise      
    un jour               
de trop de bonheur
 
 
 
                            qu’elle s’éteigne
                            une nuit
                            de trop de lumière
 
 
 
Fleur de mai
 
 

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Hier, ce soir…
J’ai vu la Grande, ma grande amie…
Elle me parle, elle me suspend, elle m’interroge…
Je lui parle, je la suspends, je l’interroge…
Et je raconte…
 
Il est de ces mots
que je n’aime pas particulièrement utiliser…
 
pourquoi…
jamais…
toujours…
 
Juste là
ils se tatouent sur une immense toile constellée…
comme ça…
 
et plus, plus, plus, plus, et plus encore…
Hum hum…
 
 
Pourquoi jamais toujours?
Jamais toujours pourquoi?
Pourquoi toujours jamais?
Toujours jamais pourquoi?
 
 
Parce que c’est beaucoup trop comme ça, et pas du tout autrement?
 
 
Constellée la toile, mais sans voie…
 

Moi, moi, moi
Fleur de suspension… 
 

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Que pour mieux s’éclater
mon alphabet dissipé
agite de sa griffe
ma douce folie
non censurée

 

il est complicité
il est partage
il est sourire
il est brise
il est là
 
dans une bulle de savon
si je vais au ciel me promener
en son cocon je le trottine à cloche-pied

toujours dans les limites des horizons réservés

jamais plus loin que la montagne pour le poser
 
de toujours en jamais
même sans dessus dessous
il n’ira pas plus loin qu’il faut
nulle crainte quant à son effervescence
il se montre tel qu’il est vraiment et pas autrement
 
mon alphabet abasourdissant
une des faces cachées de ma lune 
sans faux-semblants ni déguisements
et loin des mascarades tourneboulées
juste un peu explosé pour faire plus belle la vie…
 
 
Parfois, il fait des siennes mon alphabet
 
 
Et voilà 
à présent
je me repose 
à ses 26 pieds bien comptés
en attendant de jouer à nouveau
dans les mots croisés
ou
dans les mots cachés
juste là
en dessous
 
Qui veut jouer encore?
 
 
                        
 
 
Mai de fleurs
 
 

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Attention, fragile…

 
Aphonie
sur corde éraillée
dilemme trouble troublé
 
          intense désir de chuchoter
 
 
 
 
          infime envie de dissimuler
 
vocable
en marée montante
eau trouble troublée
 
 
juste pour un instant
faire repousser un coeur
dans les tendresses d’un lainage
 
juste pour un moment
emmitoufler une âme
dans les caresses d’un mohair
 
 
juste là
lasse
couchée sous le temps
laisser s’étourdir les secondes
laisser se dépeupler le sablier esseulé
car n’est plus le présent
 

juste là
lasse
couchée sous la passion

laisser s’apaiser le brasier
laisser dégriser la cendre cendrée
car n’est plus le feu
 
 
Mais attention, fragile…
Attention, fragile…
 
 
 
Fleur de mai
 
 
 
 
 

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