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Archive for juillet 2012

 

Parce que ce voyage s’est offert à moi par des mots dits d’une amie et par un chemin jusqu’à lui, ce livre joli…

C’est Marité Villeneuve de Lévis et son chemin  » Pour un dimanche tranquille à Pékin  » qui me permettent aujourd’hui de vous partager quelques lettres choisies d’Elle, juste pour dire de l’écriture par ses mots…

Et ça va comme suit…

 

… C’est ça que l’écriture veut dire également : la violence du voyage ! Ça ne veut pas raconter sa vie, ça veut juste dire la violence de vivre.

Mais ça ne sait pas comment dire. Ça cherche. Ça tâtonne. Ça parle d’amour et de mots. Ça écrit joli. Ça écrit poésie et ça ressent un certain contentement. Ça cherche le beau dans la douleur. Et ça écrit entre-temps des histoires un peu mièvres. Ça reste à la surface des choses, ça contourne, ça cherche la porte pour entrer dans ce qui veut se dire. Parfois, ça touche le désespoir et ça écrit avortement. Ceci est un avortement de mots. Et on a mal au ventre depuis trois jours, dans l’avortement symbolique du texte. Et puis le texte revient, se reforme, le texte veut vivre. Le texte parlera. On fera parler le discours avorté, on le fera renaître sous une forme nouvelle. Dans cette démarche-là, ça ne peut même pas utiliser le JE. Il faut que ça mette une distance pour se dire…

 

Source: Pour un dimanche tranquille à Pékin, Marité Villeneuve, Éditions FIDES, 2011

 

 

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