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Seule_ment

 

S’abandonner

le grain de la peau à découvert

 

sur une mousse   fraîche   tendre

ou

sur une pierre   chaude   douce

 

gorgé de soleil à nu

jusqu’à l’imbiber de l’instant

 

les pores pleureuses

bien

avant la tombée de l’hiver

 

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Le coeur à l'envers

 

 

Secouées par l’émotion profonde

une kyrielle de lettres se renversent

les mots s’épanchent dans un poème

 

 

 

 

 

 
Débordant toute la vastitude de son âme

toute l’infinitude d’un désert étendue sur elle

son Sahara

ses pierres

son sable

ses montagnes

ses plaines

cet oasis à lui donner soif à en mourir

son mirage disparu entre les dunes

 

 

 

 

 

 

Copie de DSCF3832

 

Juste pour le plaisir de jouer avec la lumière et le soleil!


Une seule lumière peut faire naître tant d’ombres.


L’ombre serait-elle aussi une part de la lumière?

Et n’est-ce pas dans l’ombre que l’on cherche la lumière?

Ce serait donc dire que l’ombre a besoin de lumière?

Serait-ce ainsi la lumière qui se retrouve dans les ombres?

Y aurait-il vraiment un trait d’union entre l’ombre et la lumière?

Entre un là et un là, n’y aurait-il pas toujours un chemin?

Infiniment?

Je le croirais!

 

 

2007_08200501

 


Elle dit qu’un raz-de-marée lui a traversé le corps

à en sentir chacune des gouttes d’une mer à sa dérive

à lui en noyer toute la chaleur en dessous de la peau

à lui en faire un naufrage de ce qui est et de ce qui n’est plus

à en ressentir un vide béant sans celui qui lui manque tellement à l’appel


Oh toujours

si gigantesque

si titanesque

cet océan!


Dans toute et de toute son immense immensité

lui fallait-il ainsi tout emporter

lui fallait-il ainsi tout prendre et tout laisser?


Désormais

en l’antre de ses fonds marins

elle dit qu’elle croit infiniment aux fantômes

un seul ne la quitte plus

lui seul l’habite depuis et pour toujours

et au-delà de tout 

plus puissant

même immortel

c’est le grand grand grand

celui qu’on dit de l’amour…


Et elle dit encore

qu’elle le garde

qu’elle le gardera profondément au cœur de son océan…

 

 

Petite histoire

 

 

Il fait un jour au soir

les rideaux sont tirés

les chandelles posées là à mes côtés

sur toute la rondeur du chevet d’une petite table

et dans ce coin de ma noire chambre

j’ai craqué l’allumette

telle une offrande pour que naissent les flammes

à me réchauffer les fourmis au bout des doigts


toute lumière tamisée éteinte

au cœur simple de mon air champêtre

les cheveux défaits

la peau libre sous ma chemise de coton blanc

j’ai écrit dans le silence

à me soulager les lettres qui se démangeaient

et j’ai écrit un tout petit mot pour assoupir un peu de la nuit

un tout petit mot pour adoucir un peu de ma nuit

c’était presque hier

 

 

 

 

Boom boom_erang

 

 

 

Tendre puis ouvrir tout grand l’âme
pour entendre et écouter le boom boom_erang du coeur.